[Commerce] Armurerie Engelwine (4 rue des Jardins)

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[Commerce] Armurerie Engelwine (4 rue des Jardins)

Message  Engelwine le 28/3/2012, 01:47


La maison se situe à proximité de la place du marché, assez proche pour vendre les confections d'armes ou d'armures et proposer ses services de maréchal ferrant aux cavaliers de passage et assez isolée pour s'octroyer quelques moments de paix.
L'armurerie jouxte un magnifique lac dans lequel on peut se baigner les chaudes soirées d'été. Le jardin est arboré; les arbres protègent l'herbe fraiche de la chaleur et offre un abri aux chevaux en attente d'être ferrés ou aux montures des clients.
Une longue corde le long du muret de la propriété permet d'accrocher la bride des vos chevaux afin qu'ils ne s'échappent pas dans le quartier.

L'intérieur est chaleureux et accueillant. Le froideur du métal contraste avec la chaleur de la pièce principale. Sur le côté, vous pourrez visiter l'atelier de confection où peuvent être réparées armes et armures malmenées durant vos missions.


INSTALLATION....

Les malles étaient prêtes. Je regardais le tas de brocs que j’avais réussi à accumuler en si peu de temps dans ma petite maison de la banlieue de Bree. Fromgast vint renifler les bagages, un peu anxieuse du départ et surtout elle devait se demander si elle allait devoir tout porter. Je m’approchais d’elle pour lui gratter la base de la crinière tout en lui susurrant quelques paroles en rohirric.

« Ne t’inquiètes pas ma belle, j’ai loué les services d’un gentil fermier équipé d’une charrette pour ramener tout ça dans notre nouvelle demeure. »

Fromgast hennit en réponse en secouant la tête. Je me mis sur le muret au bord du jardin. De la hauteur, j'observais une dernière fois le quartier et revivais en ma mémoire les derniers événements ayant eu lieu ici jusqu'au plus triste... lorsque Mioril était parti. Mais, je n'étais pas du genre nostalgique sachant ce qui m'attendait : un nouveau départ à Kadar hil et des projets pleins la tête. Je savais que la nouvelle armurerie serait assez grande pour y conserver une pièce pour mes effets personnels et de quoi dormir. Grâce à la bonté de mon ami Faerdan, j'avais pu avoir cette maison si bien placée au bord de l'eau. J’espérai au fond de moi, que je saurai honorer cette faveur par la motivation que je mettrai à la rénover. Pour le reste, Faerdan savait déjà qu'il avait ma reconnaissance et surtout mon amitié indéfectible.

J’arrivai devant la grande bâtisse et déjà je m’y sentais à l’aise. Le bruit du clapotis de l'eau généré par le vent arrivait jusqu'à mes oreilles. Fromgast trouva vite sa place entre les grands ormes qui bordaient le jardin. Je dus donner un grand coup de botte dans la porte pour l’ouvrir. Un épais nuage de poussière vint me recouvrir en réponse de mon geste brusque. Mes yeux peut habitués à la pénombre ne virent pas le trou dans le plancher. Mon pied s’y enfonça d’un coup et j’évitais le pire en me rattrapant à la porte. Je me mis à rire en revoyant la scène. Je pus enfin discerner grande pièce, des tentures obstruaient les fenêtres. Je pris un coin du tissu, les maigres clous qui servaient d’accroche furent éjectés du mur et la lumière pénétra enfin les lieux. Malgré la poussière, les toiles d’araignées et différents bestioles qui avaient élu domicile ici, le lieu restait accueillant.

« Bien ! » tout en tapant dans mes mains « je crois que j’ai un peu de travail pour redonner vie à ces lieux ». Je fouillais dans l’une des malles à la poursuite de ma tenue en cuir souple que je trouvais si pratique. Une fois prête, le grand balai des torchons et des seaux d’eau put commencer…

Il fallut plusieurs semaines pour redonner une âme à la batisse. Pour finaliser la boutique, je ressortais la pancarte que j’avais préparée pour les marchés. Je pris quelques lingots de fer que je fis fondre. Je confectionnai une longue chaine ainsi qu’un porte-à-faux avec quelques volutes afin d’afficher clairement ma maitrise de l’ouvrage. Fromgast me servit d’échelle afin d’accrocher l’enseigne au mur afin qu’elle soit bien visible de tous. Je donnais un dernier coup de chiffon puis sautai avec légèreté du dos de ma jument pour admirer, les bras croisés, mon travail. Ma nature perfectionniste m’indiqua quelques détails à corriger mais je réussis à passer outre cette petite voix et repartis à l’intérieur finir de déballer les bibelots et mettre en place l’atelier de confection. J’avais hâte d'ouvrir l'armurerie de nouveau et participer à la résurection de cette vieille cité du Cardolan.



La pièce principale sentait la cire d’abeille, le parquet marron et les murs ocre donnaient un côté très chaleureux à l’endroit. Quelques grosses bougies éclairaient la pièce, de nombreux cadres couvraient les murs et des fauteuils avaient été installés pour les futurs clients. Les chandeliers muraux baignaient la pièce d’une lumière diffuse qui se reflétait sur les armures fraichement astiquées et les râteliers d’armes.

Sur la droite, l’atelier de confection regorgeait d’outils de toute sorte. Deux petits tabourets côte à côte étaient placés devant le large établi. J’avais cassé le mur avec l’aide de quelques personnes que j'avais embauchés afin d’y installer la forge. Par un habile système, cette dernière donnait sur l’intérieur et l’extérieur pour me permettre de préparer les fers et le gros œuvre hors de l’atelier. Un mécanisme de poulies et de chaines permettait de faire coulisser verticalement une grande plaque en fonte pour isoler la pièce du froid extérieur.
D'ailleurs, c'est ce jour là que j'ai rencontré Lilidamiel parmis les personnes travaillant pour moi. Cette petite Breearde était bien pauvre mais très volontaire. Je fus tellement attendrie par sa personnalité, que je l'ai recueillie et je lui ai proposé de rester à Kadar hil en lui offrant un toit. Une petite maison était encore vide non loin de l'armurerie. Je me proposai de l'aider à la retaper en échange de quelques services à l'armurerie. Elle accepta.

Au fond à gauche de la bâtisse, j’avais installé les quartiers privatifs. Une petite cheminée avait été ajoutée dans la pièce pour la rendre plus accueillante. Les murs verts olive et le sol foncé cloisonnaient l’espace par rapport au reste de la maison. J’avais ajouté une large peau d’ours sur le sol en guise de tapis. Non loin de la cheminée, trônait un lit en bois de cèdre, dont le délicat parfum emplissait la pièce. Afin de parfaire cet endroit, j’avais aussi ajouté divers souvenirs de mon pays. Un petit bout de Rohan dans le Cardolan.

Tout était enfin prêt. Je me mis à l’ombre d’un orme pour admirer les lieux… le doux clapotis du lac et la fatigue accumulée eurent raison de moi. Je m’assoupis alors un sourire aux lèvres...
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Engelwine

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